Au fond personne n’en veut.
Personne ne veut être sauvé par l’autre.
Parce que tout le monde sait que c’est un défaut d’autonomie que d’attendre que quelqu’un nous sauve.
Alors parfois on a besoin d’être porté par un ami, un proche, temporairement, pour aller mieux.
Mais ce proche, aussi aimant et intime soit-il, ne pourra jamais vous sauver et vous ne le voudriez pas.
Parce que s’il vous sauvait réellement ça impliquerait qu’il vous prenne sous sa responsabilité et vous seriez de ce fait dépossédé de votre pouvoir personnel.
De la même façon, un thérapeute quel qu’il soit ne peut vous sauver.
Il va vous apporter ses compétences pour vous aider mais c’est vous qui restez responsable de votre vie.
Alors on a beau savoir que l’autre ne nous sauve pas, cette croyance à la peau dure dû au christianisme et autres religions ayant amenés l’idée d’un sauveur extérieur à soi.
Dû à la croyance de devoir se sacrifier pour l’autre aussi.
Mais c’est faux.
Le sauveur est un fantasme.
Le super héros qui vient nous sauver des flammes c’est pareil.
Alors attention je ne suis pas en train de dire que Jésus n’a jamais existé ou quelque chose du genre. Ne me faite pas dire ce que je n’ai pas dis.
Je parle de :
ici et maintenant en 2025, de la nécessité de comprendre que personne ne sauve personne.
Même avec toute la bonne volonté du monde.
Parce que ce n’est pas une question d’être gentil ou pas, dévoué ou pas, c’est une question de laisser l’autre être maître de sa vie.
Et de l’autre côté de devenir maître de sa vie.
Évidemment on aura toujours besoin des autres.
C’est ce qui fait de nous des êtres humains et chacun apporte ce qu’il est en ce monde.
Mais ça c’est différent.
Faire parti du monde et vouloir le sauver, c’est pas la même chose.
Et pour lâcher le sauveur en soi, il faut se responsabiliser.
Et pour lâcher l’envie d’être sauvé, c’est la même chose.
Et pour l’avoir bossé et bossé et rebossé chez moi je peux affirmer que c’est vraiment pas évident parce que profondément ancré dans nos comportements inconscients parfois.
Pourtant, cette année encore on nous pousse à laisser tout ça derrière nous, une bonne fois pour toute.
Élise
