Nous vivons dans une société où tout va à 100 à l’heure, où la vitesse, la rentabilité, la productivité, sont des mots d’ordre.
Nous percevons le temps comme quelque chose de linéaire qui doit nous combler, vite vite…
Il est ainsi de nos rapports sociaux, professionnels, amoureux, etc.
On a perdu l’habitude de prendre le temps, de savourer le temps qui passe sans être une machine de production déconnecté de ce qui se passe dedans.
L’industrialisation a semé la graine du quantitatif et de la productivité et le rapport au temps a changé.
Sauf que l’humain n’est pas une machine.
La plupart des gens pensent que l’on peut « perdre » le temps.
On ne peut pas perdre le temps, comme on ne peut pas le gagner.
Prendre le temps c’est me donner le droit d’écouter où j’en suis, comment marche mon cycle intérieur, comment bat mon cœur
C’est arrêter de faire juste pour faire et y mettre plus de conscience.
Prendre le temps, surtout quand l’extérieur s’agite et m’invite à l’agitation, c’est dire « Non merci, je n’ai pas besoin de courir pour aller là ou je vais, je vais à mon rythme, sans m’épuiser car je me respecte «
Prendre le temps, ce n’est pas procrastiner, c’est faire les choses au bon tempo pour soi.
Si les gens aiment courir, laissez les courir, mais si vous ne voulez pas vous épuisez, ne suivez pas la course.
Courir tout le temps ne permet qu’une chose : se fuir. Ne fuyez plus, vous n’êtes pas votre ennemi.
Prenez soin de vous,
Elise