Nourrir ce qui nous fait grandir

Les mouvements de non violence sont des phénomènes répondant à la violence. Autrement dit il ne peut y avoir de non violence sans violence. La dualité fonctionne ainsi.

Si je veux expérimenter la non violence dans mon expérience de la matière je vais devoir admettre que la violence est acceptable dans mon champ de vision, sans ça je ne pourrais pas attirer la violence permettant de faire l’expérience de la non violence.

Consciemment évidemment comme tout bon néo chrétien-hippie qui se respecte je ne vais pas l’accepter au départ, mais inconsciemment je suis obligé d’accepter l’expérience de la violence donc la rendre acceptable pour que consciemment je puisse faire l’expérience de la non violence. Si inconsciemment on accepte pas les choses elles ne nous rencontre pas.

Comment faire alors si je veux sortir de cette réaction qui vise à me faire croire encore que le/la gentil(le) c’est moi et que le vilain violent doit disparaître? Vu qu’on est encore tous plus ou moins là dedans. Autrement dit comment rendre acceptable le fait de voir que mes réactions viennent justement nourir ce que je veux voir disparaître?

En prendre conscience : la bataille contre le mal ou pour le bien perd sans intérêt et nous permet simplement de CHOISIR ce que nous voulons nourrir.

Il n’y a ni bien ni mal, juste des polarités qui se répondent et se nourrissent l’une l’autre. La personnalité décide ensuite de ce qui est nourrissant ou pas pour elle. Ce que je combat dehors n’est que le reflet de ce que je crée dedans, ma responsabilité c’est et ça sera toujours DEDANS, quoi qu’en pensent les néocurés.

La question est : qu’ai je envie de nourrir dans cette dualité plutôt que de vouloir m’y opposer? Puis développer mon regard sans juger ce que je vois?

Élise

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